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Editeur d'Innovation Culturelle MA'A*  2019  ericdemonagendart@gmail.com
✩ Pour plus d'informations sur un article, cliquez sur les images qui l'accompagnent ✩
Sculpteur du vent ✩ Susumu Shingu©
« ...est la nouvelle destination des découvreurs défendant le meilleur de
l’Art, de l’Architecture et du Design pour réinventer votre style de vie contemporaine. »

CONTRE NATURE ✩ #FrancescaPirillo
CITÉ D’ARTISTES ✩ #AtelierAlfredBoucher
SCULPTURE DU VENT ✩ #SusumuShingu

Une carte blanche & quelques adresses pour de nouvelles résolutions 2019.

Inscription murale citée par Francesca Pirillo
Made in Mind ✩ Francesca Pirillo
©

Made in mind
CONTRE NATURE #PARIS
Francesca Pirillo

Eric de MA'A* : Francesca, vous êtes rédactrice en chef du magazine Made in Mind et curatrice de l’exposition CONTRE NATURE à l'atelier Alfred Boucher de la Fondation La Ruche-Seydoux. Selon une personnalité comme vous, quelle est la genèse d’une création ?

Francesca Pirillo : « L'Art sans révolution, c'est du plastique ! »

J'ai trouvé cette citation anonyme sur un mur à Milan alors que je levais les yeux vers le ciel. Je pense que l'œuvre d'Art doit être une révolution en soi, pas nécessairement politique, mais une force capable de stimuler une réflexion chez son observateur. Les artistes nous permettent de voir au-delà de la surface. Le regard, l'intellect, la sensibilité et l'intuition des artistes sont des clefs qui permettent d'aborder l'œuvre d'Art en tant que telle.

Peintures 18 Pigments et résine acrylique sur toile ✩ Regis Rizzo©

Vein ✩ Sculpture textile organique ✩ José Man Lius©

Eric : Quelle est votre vision éditoriale dans le domaine de l'Art et de la Culture ?

Francesca Pirillo : La ligne éditoriale du magazine Made in Mind est axée sur la recherche et la promotion d’artistes émergents. Les artistes racontent leur histoire et proposent un regard sur un réseau d'amateurs avertis. Ce magazine est donc un outil de diffusion et de documentation des tendances contemporaines.

Notre stratégie, c'est la qualité et la sélection exclusive des artistes. Nous ne nous laissons pas séduire par les propositions déjà digérées ou dépassées. Nous cherchons les germes en devenir. Notre indépendance nous permet de décider en toute autonomie, de faire des choix audacieux qui ne font pas peur aux financiers. Nous valorisons par ailleurs les nouveaux moyens technologiques qui rendent possible le développement des projets éditoriaux innovants faciles à diffuser sur le web et à l'international.

Ces dernières années, de nombreux nouveaux projets d’édition numérique ont vu le jour, grâce à des coûts peu élevés, qui ont favorisé une liberté d’expression sans précédent. Je suis très intéressée par cet aspect du partage d'information.

Avec Google et les réseaux sociaux, l'accélération d'accès à l'information est un aspect complexe qui influence la gestion d'une énorme quantité de données, ce qui a modifié la production des articles. Pour un magazine papier indépendant à l'ère numérique, il n'est pas facile de trouver son propre espace. Mais cette force s'acquiert au fil du temps avec la documentation d'archives qui s'invite dans les bibliothèques — espace des savoirs, des pensées et des passions. Cette pérennité du beau papier est un aspect fondamental de l'édition. La documentation est la mémoire des expériences de notre époque. C’est pour cette raison que Made in Mind est un magazine imprimé sur papier de qualité « Beaux-Arts ».

Lycaons Pigments et résine acrylique sur toile ✩ Regis Rizzo©

Peintures 18 Pigments et résine acrylique sur toile ✩ Regis Rizzo©

Eric : L'exposition CONTRE NATURE se présente différemment cette année. Pourquoi réunir trois artistes et ne pas se centrer sur un seul comme les années précédentes ?

Francesca Pirillo : Impliquer des artistes internationaux dans un seul projet a l'avantage de créer une plus grande synergie. J'aime travailler en équipe, je trouve que c’est une méthode constructive et, à certains égards, imprévisible. La structure du projet se concrétise par le dialogue et la confrontation. Les artistes eux-mêmes dialoguent et mettent en œuvre une confrontation, avec leurs expériences personnelles et leur poétique créative.

Je considère cet aspect très important, et la pratique artistique contemporaine l'a un peu perdu : l'artiste est de plus en plus concentré sur lui-même et son travail solitaire, nous ne ressentons plus le besoin de cette confrontation qui a caractérisé les grands mouvements artistiques du passé. À mon avis, les tendances artistiques actuelles, désormais très fragmentées, ont perdu de ce fait en force et en implication. Les artistes impliqués dans cette exposition ont des voies et des moyens d'expression différents. Au travers du thème « contre nature », je les ai invités à se confronter les uns aux autres et à représenter leurs idées. Trois interprétations différentes en sont ressorties.
 

Bio vs OGM ✩ Pommes scarifiées : la qualité de préservation des fruits est liée aux conservateurs et antibiotiques que nous consommons dans la vie courante ✩ Photographie ✩ José Man Lius©

Mrs Simone Morris ✩ Lacération de cuir animal recyclé issu de l'industrie de la maroquinerie ✩ José Man Lius©



Régis Rizzo a mis en opposition la nature animale et le monde industriel, créant un « oxymore visuel » ayant pour but de bouleverser le spectateur. Dans sa série picturale, on trouve une représentation d’environnements perturbés. Le résultat est un contraste entre l'exploitation produite par l'idéologie consumériste et la présence, malgré tout, de la Nature.

Pour José Man Lius, le thème en question doit être trouvé dans les recherches sur l'hybridation corporelle et la mutation génétique identifiant ainsi la frontière que l'homme a surmontée grâce à la science, c'est-à-dire en se rapprochant de l'artifice. Dans son travail, il s'est laissé inspirer et guider par la matière corporelle. Ce travail a abouti à la représentation des altérations biologiques à travers la déchirure de lambeaux de cuir, des figurations faisant référence aux pratiques de scarification, aux lacérations de la peau, aux organes vibrants qui deviennent aussitôt des objets rituels sculpturaux.

Gravures sur papier ✩ Daniele Martignoni©

Daniele Martignoni a réalisé une enquête sur la condition de l'homme et sa contextualisation à l'ère numérique. Le concept « contre nature » a été identifié dans les changements que la technologie a apportés à l'existence même de l'Homme. Ses représentations corporelles sont déstructurées, fragmentées en pixels par un processus de décodage de l'image, ce qui introduit une interférence dans la visualisation initiale, une sorte d'« erreur » intrinsèque du système. Mais c'est précisément dans l'erreur que l'artiste identifie le réel, un résidu visible d'un processus de déconstruction automatisé. Il décrit ainsi, à travers les figures décomposées et la dépersonnalisation du geste artistique, l'éloignement progressif de l'être humain du réel, la destruction des relations humaines à l'époque actuelle et le conflit intérieur qui en résulte pour l'homme contemporain.






L’exposition CONTRE NATURE propose une expérience, un chemin, un voyage par l'interface de trois regards uniques. La résolution aux questions posées par le thème se trouvera dans la combinaison des différentes visions artistiques qui donnera lieu à des réflexions plus diversifiées et complètes, plus riches et humaines.

Exposition collective du 28 février au 10 mars  Vernissage le 1er mars  de 14:00 à 19:00
La Ruche-Seydoux 
✩ 2 passage Dantzig ✩ 
75015 Paris
+d'infos :
La Ruche 
 Made in Mind Magazine

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Extases ✩ Église abbatiale St-Pons ✩ Ernest Pignon-Ernes©

Histoire des Remarquables
FONDATION LA RUCHE-SEYDOUX #FRANCE
Cité d'artistes

L’ancienne rotonde des Vins de l’Exposition universelle de 1900 est un bâtiment polygonal en forme de ruche dont l’ossature métallique a été dessinée par Gustave Eiffel. La grille d’entrée provient du Pavillon des Femmes. L’ensemble fut récupéré en 1902 par le sculpteur Alfred Boucher, puis remonté à l’extrémité sud du quartier de Montparnasse, pour en faire un lieu d’accueil social des jeunes artistes. Parmi ses locataires les plus illustres, Modigliani, Soutine, Brancusi, Marie Laurencin, et Chagall. De nombreux artistes, souvent étrangers, ont pu aussi poursuivre leur travail ici. 

À cette fourmilière de talents se mêlaient des poètes et des écrivains comme Max Jacob et Blaise Cendrars. Très vite, le lieu devint une adresse synonyme d’intense création artistique, d’où le surnom de « Ruche » donné par Alfred Boucher lui-même qui nommait les artistes « ses abeilles ». Menacée de destruction, La Ruche fut sauvée par une forte mobilisation d’artistes, puis par son rachat, en 1971, par René et Geneviève Seydoux. Depuis 2017, la Ruche est dotée d’une salle d’expositions, l’Atelier Alfred Boucher, située au rez-de-chaussée dans le passage Dantzig.

+d'infos : La Ruche

Porcelaine tendre ✩ Adeline André©

Chain Gang ✩ Malachi Farrell©

Effacer la neige ✩ Marie-Pierre Guillon©

La quête d’harmonie
SCULPTEUR DU VENT #JAPON
Susumu Shingu

Au Mudam : Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean du Luxembourg

 

« Toute l’alchimie des créations de Susumu Shingu réside dans le mélange poétique
du souffle subtile de l’air, du scintillement de l’eau et des nuances des couleurs. »

 

L’Art de Susumu Shingu, sous-tendu par la recherche de l’harmonie, ne pourrait exister sans la Nature. Toute son œuvre se construit grâce à l’interaction permanente et mouvante entre les rythmes et les vibrations de la Nature, ainsi le vent, l’eau, la lumière, la pluie, la neige deviennent-ils les acteurs principaux de ses créations. Ses sculptures élégantes s’animent au moindre souffle et révèlent de la sorte la présence intangible mais omniprésente de l’air. Elles sont d’une précision mécanique remarquable.

Leur parfait équilibre leur permet de s’adapter à l'environnement et de réagir avec fluidité à la moindre humeur des forces naturelles. Ce matériau « atmosphérique » que sculpte l’artiste souligne son rapport au monde, sa conscience écologique. Depuis plus de trente ans, Susumu Shingu crée des sculptures qui se meuvent par le vent et la force de l’eau. Né à Osaka en 1937, cet artiste japonais diplômé de l’université des arts de Tokyo commence son projet, la caravane du vent, en l’an 2000.

 « Je veux exprimer le rythme de la Nature, les énergies naturelles du vent,
de l’eau et de la gravité, à travers mes œuvres. »
 

L'idée fondatrice du projet : recourir à des sculptures légères et sans emplacement fixe pour explorer des lieux où l'artiste n’est jamais allé auparavant. Ces endroits avaient pour caractéristique d’être fortement battus par les vents et dépourvus d’électricité, donc propices à des recherches sur l’énergie naturelle. Le voyage de La Caravane du vent débute par le Japon en 2000, puis se poursuit en Nouvelle-Zélande, en Finlande, au Maroc, en Mongolie, puis s’achève au Brésil en 2001. Le musée du vent de Susumu Shingu est inauguré en 2014 ; il réunit douze sculptures de plein air dans le parc Arimafuji de Sanda (Japon) où vit l’artiste. 
La richesse et la profondeur de l’énergie naturelle stimulent sans cesse son imagination et sa créativité. En 2018, le Mudam (Luxembourg), présente l’exposition Spaceship, la première de cette ampleur dans un musée européen : dans le parc du musée, avec Wind Caravan, c'est un ensemble de 21 sculptures animées par le vent, tandis que le Grand Hall accueille notamment Water Tree, une œuvre majestueuse jouant avec l’eau et ses reflets. Sous l’impulsion de l’eau, sa ramure particulière effectue des mouvements rotatifs dans l’espace en dispersant ses gouttelettes, à l'infini.
 

« Ce qui m’intéresse, c’est de synchroniser le rythme du dehors, celui de la nature, avec le rythme intérieur.
Tout homme a profondément en lui ce rythme, mais il ne s’en rend pas toujours compte. »

 

+d'infos : Susumu Shingu
Texte par Barbara Marshall

Au Mudam : Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean du Luxembourg

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